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Genèse

Moi, donc, qui suis longtemps loin de toi demeuré,
Pays dont nul rivage au tien n’est comparable,
Je cherche un sûr présage en ton ciel immuable
Et t’apporte un coeur vide, avide et déchiré.
Ton flou mouvement d’onde est celui, mesuré,
D’un allusif sabbat dansé de sable en sable,
Par le heurt cadencé de fuite ineffaçable
De ce lucide flot, frôleur et mordoré.
Ma voix résonnera du plain-chant de l’automne,
Mes regards flamboieront des clartés qu’il rançonne.
Dès lors, quel mal est tel qu’il ne saurait guérir,
S’exaltant vainement aux rythmes des marées,
Que plus tard, bien plus tard, quand viendra resplendir
Le bénévole essaim des genèses sacrées ?

Le sommeil de l'aïeul

[GIF] statutL’aïeul à s’assoupir plus prompt que l’animal,
Reposait. - Et c’était comme un tableau d’église.
Les mains jointes d’orant, parmi la toison grise,
Creusaient de courts sillons de cendre et de cristal.
L’automne s’immolait en l’instant vespéral.
Le sommeil du vieillard sur qui veillait, rapprise,
L’humble complicité de la bête soumise,
Emplissait de clartés le grand calme claustral.
Une bénignité de ferveurs mi-écloses
S’entrouvrait vaguement sur des métamorphoses
Offertes, sortilège, à ce songe d’oblat.
Et la nuit scintilla d’étoiles retrouvées,
Sans, quête d’absolu, que s’effaçât l’éclat
Des prunelles d’onyx sur le dormeur levées.

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